Terminator 2 - le Jugement dernier Print E-mail
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Si le film a autant marqué l’Histoire du cinéma, c’est notamment grâce à son savant mélange de genre (film de science-fiction, action, avec une pointe de tragédie shakespearienne et de cinéma engagé) mais surtout grâce à ses effets spéciaux novateurs.

Il faut savoir que Cameron a fait appel à trois sociétés différentes pour Terminator 2 : Fantasy II pour les séquences de guerre, 4-Ward pour l'explosion nucléaire et le métal fondu et, enfin, ILM pour l'animation du T-1000 et les graphismes par ordinateur.

Le tout a coûté 53 millions de dollars, soit plus de la moitié du budget global (100 millions, le premier film de l’histoire du cinéma à posséder un tel capital), furent consacrés aux effets spéciaux du film.

Ce fut payant puisqu’en plus d’être un succès critique, le public a suivi en masse (200 millions de dollars aux USA, 310 millions à travers le monde).

Terminator 2 constitue aussi une suite logique à Terminator, sans pour autant oublier de renouveler l’univers : Cameron offre ainsi une nouvelle facette à Sarah Connor, et le Terminator lui-même devient le gentil protecteur de John Connor.

Le cinéaste n’en oublie pas son style (dantesque, il convient de le dire) à travers des scènes époustouflantes, comme celles des courses-poursuites ou encore le combat entre le Terminator et le T-1000.

Cameron est également un excellent directeur d’acteur.

Outre Linda Hamilton, le trio masculin est étonnant : Edward Furlong, dont c’est le premier film, ne semble pas subir la pression d’une telle production ; Schwarzi n’est jamais aussi bon que quand il joue un robot (à noter qu’il prononce en tout et pour tout 700 mots dans ce film, alors que dans Terminator il ne disait que 17 phrases…) et Robert Patrick est d’un froid absolu, ce qui rend son personnage encore plus crédible.

 

 

 

Outre la qualité des effets spéciaux et du casting, le scénario n’est pas en reste, à la fois logique (en tant que suite), captivant et équilibré (alternance action – repos). Il n’est pas seulement prétexte à une enfilade de scènes d’anthologie, c’est aussi une histoire de famille qui tente de se recomposer, et surtout une attaque non dissimulée envers les avancées technologiques dangereuses. Un paradoxe pour un film réalisé, lui aussi, à la pointe de la technologie…

 

 

 

Cameron a donc signé, une fois encore, un chef-d’œuvre qui « révolutionnait » le genre, une œuvre populaire et d’auteur. La marque des très grands.


 

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